La Boulangerie
Vous…
…vous souvenez du 29 juin quand on était enfant? Mais si, souvenez vous: les derniers jours d'école avec les fenêtres grande ouvertes, la maitresse qui commence à prendre ses aises question programme, les pique-niques avec les sacs qui sentent l'œuf dur et la chips écrasée, les ballades et les visites à l'extérieur qui se multiplient, et puis le grand jour qui arrive, le dernier, celui qui signe la fin des levers matinaux.
J' adoraiscette période. Chaque année, aux premiers beaux jours, j'y pense avec un peu de nostalgie quand on commence à voir dans les rues de Paris, des guirlandes d'enfants qui se tiennent par la main, trainés par des maitresses et quelques mamans qu'on sent un peu inquiètes, en tout cas soucieuses de faire en sorte qu'il n'y ait ni retardataires ni oubliés. Ca sent la fin de l'école.
Al'époque la perspective des deux mois de vacances me semblait un océan à traverser. Deux mois de vélos, de piscine, de tartines, de soleil, de patins à roulette, de déguisement... C'était bien, non?
Pourfêter ça à ma façon, j'avais décidé d'emmener ma princesse et sa copine italienne qui finissaient leur école donc, dans un petit resto qui ne soit pas trop formel, un peu original, (pour une fois qu'elles daignaient sortir avec moi), situé dans un quartier lointain pour les sortir de leur ghetto habituel, mais français afin de prouver à l'italienne en question, originaire de Toscane, qu'il n'y avait pas que les pâtes et le risotto dans la vie. Pas un de ces endroits sensés plaire aux plus jeunes, mais un vrai resto avec de vrais bons plats.
Alertée pas une copine du bureau que dans le 20ème (mais si, il m'arrive de sortir de la rive gauche), il y avait un lieu où l'on se disputait les tables, je réserve donc, à La Boulangerie.
Il faut traverser tout Paris pour gagner la Boulangerie. Endurer les embouteillages du vendredi soir, subir les travaux d’été qui ont commencés, ou qui n’ont jamais finis depuis l’été dernier, éviter la rue du Quatre Septembre dans laquelle mon fiancé s'est engagé (il le sait pourtant qu'il ne faut pas prendre cette rue, c'est une calamité) consentir à se taper le boulevard de la république et ses feux à durée TRES réduite, puis après quelques centaines de mètres de la rue d'Oberkampf, prendre à droite et tomber sur une petite place avec des arbres et notre boulangerie qui n'en a gardé que la devanture et quelques étagères intérieures.
Le patron trône derrière un grand bar, la salle et ses chaises de bistrot en bois vous tendent les bras, vous pouvez vous assoir, vous êtes arrivés. Le lieu est convivial, la clientèle du type bobo trentenaire, c'est accueillant, sans prétention mais on sent qu'on prend les choses légères très sérieusement et ça, c'est rassurant.
Lesfilles ont choisi un foie gras au pain d'épice, suivi d'un cabillaud au parmesan, The G et moi, une verrine de légume à la basque très fraiche, suivi d'un poulet de Bresse délicieux, le tout arrosé d'un Saint Joseph blanc, le tout pour un peu plus de 30 euros par personne. Ah j'oubliais le dessert: un sablé aux framboises et à la chantilly. (proche de celui de la Gitane, oui je sais, mais quand on aime on ne compte pas) Franchement c'était délicieux. Bonne cuisson, jolie présentation sans chichi, service efficace, le type même de lieu à réserver quand on a un truc à faire avant à l'Est, genre concert au Bataclan ou visite chez IKEA.
Bon allez, je file, je vais faire ma valise pour Hong Kong, ce qui me donnera l'occasion pour retrouver les saveurs de là bas, de faire un petit tour chez les chinois de Paris prochainement.
La Boulangerie
15 rue des Panoyeaux, 75020
01 43 58 45 45
du lundi au vendredi + samedi soir
J' adoraiscette période. Chaque année, aux premiers beaux jours, j'y pense avec un peu de nostalgie quand on commence à voir dans les rues de Paris, des guirlandes d'enfants qui se tiennent par la main, trainés par des maitresses et quelques mamans qu'on sent un peu inquiètes, en tout cas soucieuses de faire en sorte qu'il n'y ait ni retardataires ni oubliés. Ca sent la fin de l'école.
Al'époque la perspective des deux mois de vacances me semblait un océan à traverser. Deux mois de vélos, de piscine, de tartines, de soleil, de patins à roulette, de déguisement... C'était bien, non?
Pourfêter ça à ma façon, j'avais décidé d'emmener ma princesse et sa copine italienne qui finissaient leur école donc, dans un petit resto qui ne soit pas trop formel, un peu original, (pour une fois qu'elles daignaient sortir avec moi), situé dans un quartier lointain pour les sortir de leur ghetto habituel, mais français afin de prouver à l'italienne en question, originaire de Toscane, qu'il n'y avait pas que les pâtes et le risotto dans la vie. Pas un de ces endroits sensés plaire aux plus jeunes, mais un vrai resto avec de vrais bons plats.
Alertée pas une copine du bureau que dans le 20ème (mais si, il m'arrive de sortir de la rive gauche), il y avait un lieu où l'on se disputait les tables, je réserve donc, à La Boulangerie.
Il faut traverser tout Paris pour gagner la Boulangerie. Endurer les embouteillages du vendredi soir, subir les travaux d’été qui ont commencés, ou qui n’ont jamais finis depuis l’été dernier, éviter la rue du Quatre Septembre dans laquelle mon fiancé s'est engagé (il le sait pourtant qu'il ne faut pas prendre cette rue, c'est une calamité) consentir à se taper le boulevard de la république et ses feux à durée TRES réduite, puis après quelques centaines de mètres de la rue d'Oberkampf, prendre à droite et tomber sur une petite place avec des arbres et notre boulangerie qui n'en a gardé que la devanture et quelques étagères intérieures.
Le patron trône derrière un grand bar, la salle et ses chaises de bistrot en bois vous tendent les bras, vous pouvez vous assoir, vous êtes arrivés. Le lieu est convivial, la clientèle du type bobo trentenaire, c'est accueillant, sans prétention mais on sent qu'on prend les choses légères très sérieusement et ça, c'est rassurant.
Lesfilles ont choisi un foie gras au pain d'épice, suivi d'un cabillaud au parmesan, The G et moi, une verrine de légume à la basque très fraiche, suivi d'un poulet de Bresse délicieux, le tout arrosé d'un Saint Joseph blanc, le tout pour un peu plus de 30 euros par personne. Ah j'oubliais le dessert: un sablé aux framboises et à la chantilly. (proche de celui de la Gitane, oui je sais, mais quand on aime on ne compte pas) Franchement c'était délicieux. Bonne cuisson, jolie présentation sans chichi, service efficace, le type même de lieu à réserver quand on a un truc à faire avant à l'Est, genre concert au Bataclan ou visite chez IKEA.
Bon allez, je file, je vais faire ma valise pour Hong Kong, ce qui me donnera l'occasion pour retrouver les saveurs de là bas, de faire un petit tour chez les chinois de Paris prochainement.
La Boulangerie
15 rue des Panoyeaux, 75020
01 43 58 45 45
du lundi au vendredi + samedi soir
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